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Faire les courses, faire la lessive, cuisiner, aller chercher les enfants : beaucoup de gens disent que la liste assis sur la table ou au téléphone contribue à une « charge mentale ».

C’est un concept qui est apparu dans les années 1980 et qui s’est récemment déplacé vers la sphère personnelle pour signifier le fardeau qu’une personne porte pour le reste du ménage.

Coline Charpentier est professeur d’histoire-géographie en Seine-Saint-Denis en France et militante féministe depuis plus de 15 ans.

Elle a commencé à se plonger dans ce concept après avoir partagé une publication sur Instagram sur le fardeau mental dont elle et ses amis se plaignaient souvent.

Un peu plus d’un an plus tard, son compte Instagram, T’as pensé à a atteint plus de 110 000 abonnés.

Le livre de Charpentier sur le sujet explique le concept et propose des solutions pratiques pour gérer le fardeau, notamment pour les couples.

Une façon de définir la « charge mentale » est la pression inégale du multitâche dans le ménage. L’ONU a estimé en 2016 par exemple que les femmes effectuaient au moins deux fois et demie plus de tâches ménagères et de soins que les hommes.

Voici les points saillants de son interview avec Euronews, édités pour la longueur :

Qu’est-ce que la « charge mentale » ?

La charge mentale est de penser au lieu de faire. De plus en plus d’hommes se chargent des tâches ménagères mais ils n’anticipent pas [that responsibility].

Je pense que c’est le nœud du problème. Il s’agit d’anticiper [domestic chores].

La charge mentale ne touche-t-elle que les femmes ?

La charge mentale est un problème pour tout le ménage. Les hommes partagent également une certaine charge mentale. [I don’t think some] les gens en souffrent.

Mais pourquoi est-ce toujours présenté comme un problème de femmes ? En France, au XIXe siècle, on apprenait aux femmes à gérer le ménage parce que les autorités avaient peur des masses ouvrières.

Ils voulaient que les femmes gèrent les maisons [as to] empêcher les hommes d’aller au bar ou, pire, d’être syndicalistes. Alors, ils ont créé l’école de gestion du ménage. Cela est resté un [option] jusque dans les années 1980.

C’était donc l’intention de l’État que les femmes dirigent le ménage… mais malgré les ressources disponibles… les choses n’ont pas changé.

Est-ce un nouveau concept ?

On parle de charge mentale sans la nommer comme telle depuis les années 1970.

À l’époque, cela s’appelait le « double fardeau » des femmes. Nous sommes maintenant presque 50 ans dans le débat et les choses n’ont pas changé.

Comment la charge mentale affecte-t-elle la société ?

Nous pourrions changer beaucoup de choses dans la société si nous partagions équitablement ce fardeau.

Cela donnerait aux femmes la marge de manœuvre nécessaire pour investir dans ce qu’elles veulent. Et même s’ils ne voulaient pas s’impliquer, ce qui est bien, ils auraient du temps pour eux-mêmes pour être heureux.

Dans mon livre, j’évoque souvent la notion de temps gagné. C’est incroyable. Quand vous avez du temps libre, nous pourrions changer le monde.

Je pense sincèrement à la force et au temps de toutes ces femmes qui ont l’habitude de jongler entre la maison et le travail.

Si une petite part de leur temps était plus équilibrée, cela leur permettrait de faire plus de bénévolat et de changer la société.

Pourriez-vous donner un exemple de solution concrète pour mieux répartir la charge mentale dans un foyer ?

À mon avis, il y a trois étapes pour changer une situation déséquilibrée.

Un : regardez les femmes autour de vous et voyez si vous faites partie de celles qui sont accablées par cela.

Deux: [As someone’s partner] croyez la personne qui vous dit qu’elle porte une « charge mentale ». Il faut arrêter de minimiser la question de la charge mentale : ça suffit.

Et troisièmement, trouver des solutions coopératives. Voici l’une des dizaines que j’ai en tête : avoir une réunion le dimanche soir.

Cela nous permet d’anticiper les besoins de la famille, d’anticiper ce qui va se passer, et cela permet à la personne qui [has a bigger mental load] de ne pas toujours être celui qui organise la réunion.



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